
Les petits santons
Par: Chants de Noël
| Dans une boîte en carton, Sommeillent les petits santons. Le berger, le rémouleur Et l'enfant Jésus Rédempteur. Le Ravi qui le vit est toujours ravi. Les moutons, en coton Sont serrés au fond Un soir, alors, Paraît l'étoile d'or Et tous les petits santons Quittent la boîte de carton. Naïvement, dévotement, Ils vont à Dieu porter leurs voeux Et leur chant, est touchant Noël, joyeux Noël, Noël joyeux de la Provence. Le berger comme autrefois Montre le chemin aux trois rois. Et ces rois ont pour suivants, Des chameaux chargés de présents. Leurs manteaux sont très beaux Dorés au pinceau. Et ils ont le menton Noirci au charbon. De bon matin, |
J'ai vu passer leur train Ils traînaient leurs pauvres pieds Sur les gros rochers de papier. Naïvement, dévotement, Ils vont à Dieu porter leurs voeux Et leur chant, est touchant Noël, joyeux Noël, Noël joyeux de la Provence. Dans l'étable de bois blanc, Il est là le divin enfant. Entre le boeuf au poil roux Et le petit âne à l'oeil doux. Et l'enfant vagissant Murmure en dormant. "Les jaloux, sont des fous, Humains aimez-vous." Mais au matin, Joyeux Noël prend fin Et tous les petits santons Regagnent la boîte en carton. Naïvement, dévotement, Ils dormiront dans du coton, En rêvant, de doux chants. Noël, joyeux Noël, Noël joyeux de la Provence |
| Vaucluse - Terres de Provence - Saveur, Savoir faire, et Traditions |
| Les fêtes Calendales ou Noël en Vaucluse |
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Décembre 1 Se Florence |
En Provence, le terme provençal "calendal"
caractérise tout ce qui se rapporte à Noël, cette fête solennelle, à la fois par son sens
divin et ses prolongements humains. |
Janvier 1 Jour de l'An |

C'est le premier
plaisir des fêtes Calendales, et l'une des traditions les plus vivaces. Le 4
décembre, on sème dans 1 ou 3 soucoupes, quelques grains de blé ou des lentilles
que l'on prendra soin d'arroser chaque jour jusqu'à la Chandeleur. En naîtront
de jolies touffes vertes, prémices des moissons futures.
Si les grains ont bien germé, on dit que la récolte sera bonne ; si les grains
ont pourri, il faudra s'attendre à de tristes moissons !
La plus belle des soucoupes ornera la table de Noël, les autres iront dans la
crèche, parmi les rochers et les buissons. Elles seront transplantées après la
Chandeleur, aux quatre coins des champs cultivés pour en assurer la fertilité.
L'almanach provençal nous apprend que Ste Barbe vivait au IIIème siècle ;
patronne des mineurs et des artificiers, on la fête le 4 Décembre. Ce jour-là,
on sème dans plusieurs soucoupes, dans lesquelles on aura auparavant déposé une
couche de mousse fraîche, quelques grains de blé et des lentilles arrosés d'un
peu d'eau. Pendant les 20 jours qui séparent la Ste Barbe de Noël, et c'est le
premier plaisir de cette période, ces graines germeront et formeront de jolies
touffes vertes, prémices des moissons futures.
Le 25 décembre, si les grains ont bien germé l'on dit que la récolte sera bonne
; si les grains ont pourri, il faut s'attendre à de tristes moissons !
La plus belle des soucoupes sera placée sur la table de Noël, les autres iront
dans la crèche, parmi les rochers et les buissons.

Le
6 janvier, pour fêter l'arrivée des trois Rois Mages, "li tres Réi" , il est
une coutume à présent largement répandue qui est celle de "tirer les rois". En
Provence, ce n'est pas une galette de pâte feuilletée fourrée de pâte
d'amandes amères ou frangipane, mais plutôt une véritable couronne de brioche
aromatisée à la fleur d'oranger et garnie de fruits confits d'Apt et décorée
de cerises confites et de sucre cristallisé. Ce jour là on peut disposer dans
la crèche les trois figurines représentant les rois accompagnés de leur
escorte. Il y a tout d'abord Balthazar, roi d'âge mûr aux cheveux mi-longs,
représenté debout il est vêtu comme les rois de France et apporte la myrrhe,
symbole de connaissance ; vient ensuite Gaspard, le roi maure, jeune et
imberbe qui porte turbans et pantalons bouffants et offre de l'encens
reconnaissant ainsi le caractère divin de l'enfant nouveau-né ; enfin, le roi
Melchior s'approche, il est le plus âgé représenté à genoux avec sa barbe
blanche, il tend un coffret d'or à l'enfant roi.
Dans une nouvelle intitulée "Gaspard, Melchior et Balthazar" l'écrivain Michel
Tournier a raconté l'histoire émouvante d'un quatrième Roi Mage, Taor de
Bangalore, qui venait des Indes mais ne serait parvenu à destination après un
douloureux voyage, que pour voir le Christ crucifié sur le Mont Golgotha.
C'est un moment important de la vie familiale en Provence que celui où l'on
dispose en famille les santons ou "petits saints" souvent transmis de père en
fils, dans la crèche, mot qui désigne la mangeoire qui servit de berceau à
Jésus.
L'origine de la crèche provençale remonte à l'Italie du XIIe siècle avant de
franchir nos frontières et être adaptée "à la provençale". La Révolution
française en interdisant les pratiques religieuses a favorisé leur usage en
incitant chaque famille à fêter Noël dans son foyer autour de ces scènes de la
Nativité. La crèche authentique est en fait une représentation idéale du
village provençal où chacun a sa place y compris les animaux domestiques tout
en côtoyant l'étable avec la Sainte Famille, l'âne et le bœuf, l'étoile à
queue de comète qui guidera plus tard les rois mages, et les villageois qui
viennent leur rendre visite.
Cette belle tradition provençale ne tarda pas à gagner toutes les régions de
France. La crèche est démontée et soigneusement rangée le jour de la
Chandeleur.


Mais
la crèche, c'est avant tout le santon, du provençal "santoun" qui signifie
"petit saint".
Tous les santons sont issus d'un moule original représentant de multiples
personnages populaires provençaux.
Il fabrique ensuite un moule en plâtre, plus rarement en résine. Le santon est
ensuite ébarbé au socle et dans son pourtour avant une deuxième pression à la
main sur le moule : on le laisse sécher à l'ombre puis on l'ébarbe à nouveau une
fois sec.
Les animaux domestiques sont tous présents également en grand nombre, outre l'âne et
le bœuf qui veillent sur l'enfant roi, on trouve aussi les moutons et les
chèvres, les chiens, les poules et les chevaux des gardians, le chameau des
rois, l'ours du boumian, les pigeons sur le toit en compagnie du coq qui
réveille les habitants du village pour aider l'ange Bouffareù avec sa trompette,
mais un seul en est à jamais banni : le chat. Associé aux pratiques de
sorcellerie il a été interdit de crèche par Saint François d'Assise nous dit la
légende. Une autre légende prétend même que pour inaugurer un nouveau four, le
santonnier met à cuire un chat d'argile jusqu'à ce qu'il casse. Le mauvais sort
est ainsi conjuré.

Outre les cantiques et les Noëls chantés, la messe de minuit et le temps de Noël en général, se
caractérisent également par l'usage très répandu des Pastorales. Si elles
étaient à l'origine jouées à l'église même, elles sont depuis largement sorties
de l'enceinte sacrée des lieux de culte. Véritable mystères au sens du théâtre
médiéval, elles évoquent avec des variations suivant leur créateur, la Nativité
et la dévotion générale autour de l'Enfant Jésus. Le tout est situé dans un
village de Provence où chaque habitant est "mis en scène". Chacun porte le
costume traditionnel alors même que les Divins protagonistes sont habillés en
costumes antiques.
La première pastorale fut jouée à Toulon le 25 décembre 1333 sous le titre de
"La jeunesse de la Vierge et la naissance de Jésus Christ". Depuis, les
provençaux ont créé de nombreuses représentations théâtrales de la Nativité.
Ecrite en 5 actes, le dialogue, dans la langue de Mistral, y est imagé et
volontiers satirique, se moquant gentiment des travers de la population locale.
Des personnages truculents y apparaissent régulièrement comme "Pistachié" digne
représentant des farces de bateleurs à l'effet comique assuré.
La plus célèbre des pastorales est la pastorale Maurel, connue d'abord sous le
nom de pastorale de l'abbé Julien qui l'avait inspiré et qui fut composé par
Antoine Maurel en 1844. De nombreuses représentations de cette pastorale sont
régulièrement jouées à travers le Vaucluse durant tous les douze jours situés
entre Noël et l'Epiphanie et parfois même jusqu'à la Chandeleur. D'autres
pastorales réputées sont celles de Bellot, de Moyne de Sarrians, du Théâtre
Chave, celle d'Audibert ou celle de l'abbé Thorer. Celle d'Yves Michel de Lagnes
est la seule en langue française.

La tradition de célébrer une messe à minuit le 24 décembre remonterait au Ve siècle et le rayonnement
provençal de cet office de Noël n'est plus à souligner. Avant la messe
proprement dite, a lieu la veillée : c'est un instant de recueillement agrémenté
de chants et de musique. Les "Noëls" y sont à l'honneur. Ce terme de "Noël"
désigne habituellement un chant ou cantique en langue provençale par lequel les
poètes traduisaient à la fois la ferveur religieuse et les traditions locales.
Le "Noël" est en effet chanté en forme de dialogue et se prête fort bien aux
jeux scéniques retrouvés dans la pastorale : les plus célèbres sont ceux du
Vauclusien Nicolas Saboly (1614-1675), dont Frédéric Mistral disait "qu'ils
feraient pleurer d'émotion toute une église". Durant cette période il écrivit
plus de 80 "Noëls" chantés à deux ou plusieurs voix accompagnés de flûtes,
galoubets, fifres et tambourins. les plus anciens étant les "Noëls provençaux"
de Notre-Dame des Doms en Avignon écrits entre 1570 et 1610.
Outre les cantiques et les Noëls chantés, le cérémonial de la messe de minuit
comporte une animation particulière au moment de l'offrande, le Pastrage : La
présentation d'un agneau à la messe de minuit fait partie du rituel. C'est ce
que l'on appelle le "Pastrage", qui vient de pâtre : le Berger. Les bergers en
longue robe de bure, un cierge à la main, l'un d'eux portant un petit agneau de
lait, s'avancent lentement vers le maître-autel, précédés du galoubet et du
tambourin. Devant l'autel, l'agneau est offert au prieur qui le prend dans ses
bras. Le berger fait le récit du voyage que lui et ses compagnons ont dû faire,
à travers collines et vallons, avant leur adoration. D'autres offrandes peuvent
avoir lieu : de beaux fruits, des légumes, du poisson, une fougasse..., suivant
les villages et suivant les régions, chacun ayant à cœur d'offrir ses meilleurs
produits. Tous ces acteurs revêtent le costume de leur profession. C'est donc un
cortège hétéroclite et bigarré, mais empreint d'une grande ferveur, qui s'avance
alors vers l'autel accompagné de groupes folkloriques.
Certaines messes de minuit comme à Séguret, sont particulièrement belles puisque
la Sainte Crèche y est représentée par des personnages vivants qui représentent
la Nativité durant tout l'office.
De retour de la messe de minuit où l'on s'est rendu souvent à pied et en
famille, on finit en général les desserts restants mais avant tout on dispose
l'Enfant Jésus dans la crèche entre ses Saints Parents et sous la protection de
l'âne et du bœuf. Traditionnellement c'est le plus jeune des enfants de la
famille qui est chargé de cette installation avant la distribution des cadeaux.
Le Gros Souper
Le gros souper qui
suit la cérémonie du cacho-fio, est en fait un repas maigre qui permet
d'attendre l'heure de se rendre à la messe de minuit.
La façon de dresser la table est très réglementée : trois nappes blanches
décorées de trois bougies symbolisant le mystère de la Sainte Trinité et de
quelques branches de houx à boules rouges pour représenter la Passion du
Christ ainsi que deux coupelles contenant le blé de Sainte-Barbe aux
extrémités. Le pain calendal marqué de la croix christique et douze plus
petits pains sont au centre en souvenir du Christ et des douze Apôtres. Un
couvert supplémentaire est toujours prévu pour le pauvre susceptible de se
présenter durant la soirée.
Le menu traditionnel est maigre et comporte sept plats qui correspondent aux
sept douleurs de la Vierge. Accompagné du vin nouveau, il commence par une
salade frisée qui rappelle les cheveux bouclés du Divin Enfant et sera
toujours suivi des treize desserts. (suite p.5)
Les légumes dégustés sur la table calendale sont le chou-fleur, le cardon, le
céleri, l'artichaut, servis soit à l'huile d'olive pressée, soit en sauce
blanche ou encore accompagnés d'une anchoïade, et ont une touche indéniable
d'austérité. Tout repas maigre implique la présence de poisson, le plat
traditionnel restant la morue séchée en raïto ou l'alose du Rhône à Avignon.
Les escargots à l'aïoli sont aussi souvent servis par la maîtresse de maison.
L'austérité du repas est quelque peu oubliée avec le nombre des desserts : ils
sont au nombre de treize en l'honneur de Jésus Christ et de ses apôtres. La
liste peut varier selon les régions et leurs spécialités et sont souvent
préparés par la maîtresse de maison. Elle est composée en principe de fruits
frais ramassés dans le jardin et de fruits secs dont la couleur rappelle la
robe des ordres mendiants (carmes, franciscains, dominicains, augustins,
capucins).
Les treize desserts :
- le nougat blanc et noir,
- la fougasse ou pompe à huile trempée dans un vin cuit,
- les fruits confits,
- les dattes,
- les mandarines,
- les "mendiants" : noix, amandes, figues sèches et noisettes, et puis, du
raisin, des pommes, des poires et des pruneaux voire encore des coings et des
plaquemines (kakis). Certaines listes comprennent également le "cachat
piquant" qui est la plupart du temps composé de restes de fromages de chèvres
qui ont été rassemblés dans un bocal d'huile d'olive aromatisée.
Selon les régions, on trouvera également les croquants aux amandes, les
pralines, les bugnes ou autres "douceurs" locales. La bûche de Noël est
apparue sur la table calendale depuis plusieurs décennies en souvenir de la
cérémonie du cacho-fio. Plus tard, au retour de la messe de minuit, afin de se
ragaillardir, on dégustera le "sauvo-crestian" (sauve chrétien), des grains de
raisins muscats macérés dans l'eau de vie, le ratafia de cerises ou la
carthagène (vin préparé à base d'eau de vie) le tout ayant souvent été souvent
préparé dans la cave du maître de maison.
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The small Christmas crib figures
By: Christmas carols
| In a cardboard box, The small Christmas crib figures slumber. The herdsman, the grinder And the child Jesus the Redeemer. The Delighted which lives him(it) is always delighted. Sheeps, cotton Are tight at the bottom(really) An evening, then, The golden star appears And all the small Christmas crib figures Leave the cardboard box. Artlessly, devoutly, They go to God to carry(wear) their wishes And their song, is moving Christmas, merry Christmas, Joyful Christmas of Provence. The herdsman as formerly Show the road to three kings. And these kings have for following ones, Camels loaded with presents. Their coats are very beautiful Being gilded(bronzed) in the paintbrush. And they have the chin Being darkened in the coal. Early in the morning, |
I saw crossing(spending) their train They dragged their poor feet On the big cliffs of paper. Artlessly, devoutly, They go to God to carry(wear) their wishes And their song, is moving Christmas, merry Christmas, Joyful Christmas of Provence. In the cowshed of white wood, It(he) is there divine child. Enter the ox(beef) the red hair And the small ass in the sweet eye. And the vagissant child Rustle by sleeping. " The jealous persons, are madmen, Human beings, please , like each other. " But in the morning, Merry Christmas comes to an end And all the small Christmas crib figures Get back to the cardboard box. Artlessly, devoutly, They will sleep in some cotton, By dreaming, of sweet songs. Christmas, merry Christmas, Joyful Christmas of Provence |
| Vaucluse - Earth of Provence - Savour, Knowledge, and Traditions |
| The holidays(name-days) Calendales or Christmas in Vaucluse |
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December 1 Florence |
In Provence, the Provençal " calendal "
term characterizes all
Who relates to Christmas, this solemn holiday, at the same moment by
its sense(direction) Divine and the human repercussions. |
January 1 New Year's Day |

It is the first
pleasure of the holidays(name-days) Calendales, and one of the most
long-lived traditions. On December 4, one sows(scatters) in 1 or 3 saucers,
some grains of wheat or the lenses when one will take care of spraying every
day until the Candlemas. Beautiful green bundles, beginnings of the future
harvests will arise from it.
If grains(beads) germinated well, one says that the harvest will be good; if
grains(beads) rotted, it will be necessary to expect in sad harvests!
The most beautiful of saucers will decorate the table of Christmas, the
others will go to the day-nursery(crib), among cliffs and bushes. They will
be transplanted after the Candlemas, in the four corners(places) of fields
cultivated to assure(insure) the fertility of it.
The Provençal almanac learns us that Ste Barbe lived in the III-th century;
boss of the minors and the artificiers, one celebrates her(it) on December
4. This day, one sows(scatters) in several saucers, in which one will have
previously put down(deposited) a fresh(cool) layer of froth, some grains of
wheat and lenses sprayed with a little water. During the 20 days which
separate Ste Barbe de Noël, and it is the first pleasure of this period,
these seeds will germinate and will form beautiful green bundles, beginnings
of the future harvests.
On December 25, if grains(beads) germinated well one says that the harvest
will be good; if grains(beads) rotted, it is necessary to expect in sad
harvests!
The most beautiful of saucers will be placed on the table of Christmas, the
others will go to the day-nursery(crib), among cliffs and bushes.

On
January 6, to celebrate the arrival of the three Rois-mages, " li tres Réi
", it is a custom at the moment widely spread which is that " to pull(fire)
kings ". In Provence, it is not a pancake of puff paste filled with almond
paste bitter or almond paste, but rather a real crown of brioche flavored
in the flower of orange tree and stocked with Apt's candied fruits and
decorated with crystallized cherries and with granulated sugar. This day
there one can arrange in the day-nursery(crib) three figurines
representing kings accompanied with their escort. There is first of all
Balthazar, mature king with hair at the middle - lengths, represented up
it(he) is dressed as kings of France and brings the myrrhe, symbol of
knowledge; Gaspard, Moorish, young and beardless king comes then who
carries(wears) turbans and baggy trousers and offer of the incense
recognizing so the divine character of the newborn child; Finally, king
Melchior approaches, he is the oldest represented to knees with his white
beard, he tightens(stretches out) a golden casket to the child king.
In an entitled short story(piece of news) " Gaspard, Melchior and
Balthazar " the writer Michel Tournier told the moving history of fourth
King Mage, Taor de Bangalore, who came from India but would have reached
destination after a painful journey, that to see the Christ crucified on
the Mountain Golgotha.
It is an important moment of the domestic life in Provence where that where
one arranges in family Christmas crib figures or " small saints " often
passed on from father to son(thread), in the day-nursery(crib), word which
indicates(appoints) the feeding dish which served as cradle to Jesus.
The origin of the Provençal day-nursery(crib) goes back up(raises) in
Italy of the XII-th century before crossing(exceeding) our borders and
being adapted " to the Provençal ". The French Revolution by forbidding
the religious practices favored their custom(usage) by inciting every
family to celebrate Christmas in its home(foyer) around these scenes of
the Christmas. The authentic day-nursery(crib) is in fact an ideal
representation of the Provençal village where each has the place including
pets while being next(going alongside) to the cowshed with the Holy family,
the ass and the ox(beef), star with tail of comet which will drive(guide)
later the rois-mages, and the villagers who come to visit them.
This beautiful Provençal tradition did not delay gaining(winning) all the
regions of France. The day-nursery(crib) is carefully defused(unsettled)
and arranged in the daytime by the Candlemas.


But
the day-nursery(crib), it is above all the Christmas crib figure, the
Provençal " santoun " that means " small saint ".
All the Christmas crib figures arise from a mould original representative of
multiple Provençal popular persons.
It(he) makes then a mould in plaster, more rarely in resin. The Christmas
crib figure is then ébarbé in the pedestal and in its circumference before a
second pressure in the hand on the mould: one lets him(it,her) dry in the
shadow then one the ébarbe again once dry.
Pets are any presents also in big number, besides the ass and the ox(beef) which
watch the child over king, one finds also sheeps and goats(tackles), dogs,
hens and horses of the herdsmen, camel of kings, bear of the boumian,
pigeons on the roof together with the cock which wakes people who live in
the village to help the angel Bouffareù with his trumpet, but the only one
is ever banished from it for ever: the cat. Associated to the practices of
witchcraft were forbidden by day-nursery(crib) by Holy François d' Assise we
said the legend. Another legend aspires as to inaugurate a new oven, the
santonnier puts cooking a cat of clay until it breaks. The bad lot(fate) is
so begged(averted).

Besides
chants and sung Christmas, the midnight mass and the time of Christmas
generally, are also characterized by the very wide-spread custom(usage) of
the Pastoral. If they were originally played the church, they widely went
since out of the surrounding wall(speaker) crowned by the places of cult.
Real mysteries in the sense(direction) of the medieval theater, they evoke
with variations following their creator, Christmas and general worship
around the Child Jesus. The whole is situated in a village of Provence where
every inhabitant " is staged ". Each carries(wears) the traditional suit
even when Divine protagonists are dressed in antique suits.
The pastoral first was played in Toulon on December 25, 1333 under the title
" The youth of the Virgo and the birth of Jesus Christ ". Since, the
Provençal created numerous theatre performances of the Christmas. Written in
5 acts, the dialogue, in the language of Mistral, is there full of imagery
and gladly satiric, laughing friendly at faults of the local population.
Truculents persons appear to it regularly as deserving " Pistachié "
representing farces of tumblers to the assured(insured) comic effect.
The most famous of the pastoral is pastoral Maurel, known at first under the
name of pastoral of the abbot Julien who had inspired him(it) and who
consisted by Antoine Maurel in 1844. Numerous representations of this
pastoral are regularly played through Vaucluse for every twelve days
situated between Christmas and Epiphanie and sometimes even until the
Candlemas. The others pastoral considered(renowned) are those of Bellot,
Moyne de Sarrians, the Theater Chave, that of Audibert or that of the abbot
Thorer. That of Yves Michel de Lagnes is the only one in French language.

The
tradition to celebrate a mass at midnight 24 in December would go back up(raise)
to Ve century and the Provençal brilliance of this office of Christmas is
not to underline any more. Before the cleanly said mass, takes place the
evening: it is a moment of meditation decorated with songs and with music.
The "Christmas" are there for the honor. This term of "Christmas" usually
indicates(appoints) a song or chant in Provençal language by which the poets
translated at the same moment the religious fervour and the local
traditions. The "Christmas" is indeed sung in shape of dialogue and gives
itself very well to the scenic games found in the pastoral: the most famous
are those of the Vauclusien Nicolas Saboly ( 1614-1675 ), about whom(which)
Frédéric Mistral said " that they would make lament for emotion a whole
church ". During this period he wrote more than 80 "Christmas" sung for two
or several voices(votes) accompanied with flutes, galoubets, fifes and
tambourines. The most former(ancient) being " Provençal Christmas " of Our
Lady of the Doms in Avignon papers between 1570 and 1610.
Besides chants and sung Christmas, the ceremonial of the midnight mass
contains a particular animation at the time of the offering, the Pastrage:
The presentation of a lamb in the midnight mass is a part of the rite. It is
what one calls " Pastrage ", which comes of pâtre: the Herdsman. The
herdsmen in long dress of frieze, a wax candle in the hand, one of them
carrying(wearing) a small lamb of milk, advance(move) slowly on the high
altar, preceded by the galoubet and by the tambourine. In front of the altar,
the lamb is offered to the prior who embraces him(it). The herdsman makes(does)
the story of the journey which he and his companions should make(do),
through hills and valleys, before their worship. The other offerings can
take place: beautiful fruits, vegetables, fish, fougasse ..., following
villages and following regions, each having in heart to offer its best
products. All these actors dress(take on) the suit of their profession. It
is so the heterogeneous and colorful procession, but printed by a big
fervour, that advances(moves) then on the altar accompanied with traditional
groups.
Certain midnight masses as to Séguret, are particularly beautiful because
the Holy Day-nursery(crib) is represented to it by alive persons who
represent the Christmas during all the office.
Of return of the midnight mass where one went(surrendered) often on foot and
to family, one finishes generally the remaining desserts but above all one
arranges the Child Jesus in the day-nursery(crib) among his(her) Holy
Relatives(parents) and under the protection of the ass and the ox(beef).
Traditionally it is the youngest of the children of the family which is
loaded with this installation before the distribution of presents.
The
Big Supper
The big supper
which follows the ceremony of the cacho-fio, is in fact a light meal which
allows to wait for the hour to go(surrender) to the midnight mass.
The way of raising(drawing up) the table is very regulated: three white
tablecloths decorated with three candles symbolizing the mystery of the
Holy Trinity and some branches of holly with red balls to represent the
Passion of the Christ as well as two small dishes containing the wheat of
Saint - beard in the extremities. The calendal bread marked with the and
Christlike cross twelve more bread rolls are in the centre in memory of
the Christ and twelve Apostles. A supplementary place setting is always
foreseen for the poor man susceptible to appear during evening.
The traditional menu is thin and contains seven flats(dishes) which
correspond to the seven pains of the Virgo. Accompanied with some new wine,
it(he) begins with a curled salad which calls back(reminds) the curly hair
of Divine Child and will be always followed by some thirteen desserts.
(Continuation(suite) p. 5)
Vegetables sampled on the calendale table are the cauliflower, the cardoon,
the celery, the artichoke, been of use either to the pressing olive oil,
or in roux or still accompanied with an anchoïade, and have an
unmistakable touch of austerity. Any light meal implies the presence of
fish, the remaining traditional flat(dish) the dried cod in raïto or the
alose of the Rhone in Avignon. Snails in the aïoli are also often served
by the hostess.
The austerity of the meal is a little forgotten with the number of the
desserts: they are among thirteen in honour of Jesus Christ and of his
apostles. The list can vary according to regions and their specialities
and are often prepared by the hostess. She(it) consists as a rule of
fruits freshly collected in the garden and dried fruits the colour of
which calls back(reminds) the dress of begging orders (Carmelites,
Franciscans, Dominicans, augustins, Capuchin friars(capuchins)).
The thirteen desserts:
- The white and black nougat,
- The fougasse or the pump with oil dipped into a liqueur wine,
- Candied fruits,
- Dates,
- Mandarins,
- The "beggars": nuts, almonds(kernels), dry figs and hazelnuts, and then,
the grape, the apples, the pears and the prunes even even quinces and
plaquemines (khaki((persimmons)). Certain lists also include " cachat
falling " which(who) is most of the time consisted of rests of goat's milk
cheeses which were collected in a jar of flavored olive oil.
According to regions, one will also find the crisp in almonds(kernels),
bonbons, bugnes or the other local "sweetnesses". The yule log appeared on
the calendale table for several decades in memory of the ceremony of the
cacho-fio. Later, on the return to the midnight mass, to cheer up, one
will sample the " sauvo-crestian " (saves Christian), grapes muscatel
wines wallowed in the water of life, the ratafia of cherries or the
carthagène (wine prepared for base of water of life) the whole often
having been often prepared in the cellar of the host
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