Les petits santons

Par: Chants de Noël

Dans une boîte en carton,
Sommeillent les petits santons.
Le berger, le rémouleur
Et l'enfant Jésus Rédempteur.
Le Ravi qui le vit est toujours ravi.
Les moutons, en coton
Sont serrés au fond
Un soir, alors,
Paraît l'étoile d'or
Et tous les petits santons
Quittent la boîte de carton.
Naïvement, dévotement,
Ils vont à Dieu porter leurs voeux
Et leur chant, est touchant
Noël, joyeux Noël,
Noël joyeux de la Provence.
Le berger comme autrefois
Montre le chemin aux trois rois.
Et ces rois ont pour suivants,
Des chameaux chargés de présents.
Leurs manteaux sont très beaux
Dorés au pinceau.
Et ils ont le menton
Noirci au charbon.
De bon matin,
J'ai vu passer leur train
Ils traînaient leurs pauvres pieds
Sur les gros rochers de papier.
Naïvement, dévotement,
Ils vont à Dieu porter leurs voeux
Et leur chant, est touchant
Noël, joyeux Noël,
Noël joyeux de la Provence.
Dans l'étable de bois blanc,
Il est là le divin enfant.
Entre le boeuf au poil roux
Et le petit âne à l'oeil doux.
Et l'enfant vagissant
Murmure en dormant.
"Les jaloux, sont des fous,
Humains aimez-vous."
Mais au matin,
Joyeux Noël prend fin
Et tous les petits santons
Regagnent la boîte en carton.
Naïvement, dévotement,
Ils dormiront dans du coton,
En rêvant, de doux chants.
Noël, joyeux Noël,
Noël joyeux de la Provence

Vaucluse - Terres de Provence - Saveur, Savoir faire, et Traditions
Les fêtes Calendales ou Noël en Vaucluse

Décembre

1 Se Florence
2 Se Viviane
3 S François-Xavier
4 Se Barbe
5 S Gérald
6 S Nicolas
7 S Ambroise
8 Imm. Conception
9 S Pierre Fourrier
10 S Romaric
11 S Daniel
12 Se J.F. de Chantal
13 Se Lucie
14 Se Odile
15 Se Ninon
16 Se Alice
17 S Judicaël
18 S Gatien
19 S Urbain
20 S Théophile
21 S Pierre Canisius
22 Se Françoise-Xav.
23 S Armand
24 Veillée de Noël
25 NOËL
26 S Etienne
27 S Jean l'Apôtre
28 Ss Innocents
29 S David
30 Sainte Famille
31 S Sylvestre

Li Calendo

En Provence, le terme provençal "calendal" caractérise tout ce qui se rapporte à Noël, cette fête solennelle, à la fois par son sens divin et ses prolongements humains.

Li Calendo ! les calendes de Noël, temps bénis entre tous en Provence ! Temps de fêtes longuement préparées et profondément pensées dans le respect des traditions, la ferveur et l’émotion des rites.

Elles revêtent un caractère familial et s'étalent du 4 Décembre, jour de la Ste Barbe au 6 Janvier, jour de l'Epiphanie.

Durant cette petite quarantaine, toute la culture provençale revit. Crèches, santons, cantiques, pastorales animent ce moment émouvant où brille l’espoir d’un renouveau. Sans oublier, après la messe de minuit,  le "gros souper" et ses 13 desserts ! 

Janvier

1 Jour de l'An
2 S Basile
3 Se Geneviève
4 S Odilon
5 S Edouard
6 Epiphanie
7 S Raymond
8 S Lucien
9 Baptême du Christ
10 S Guillaume
11 S Paulin
12 Se Tatiana
13 Se Yvette
14 Se Nina
15 S Remi
16 S Marcel
17 Se Roseline
18 Se Prisca
19 S Marius
20 S Sébastien
21 Se Agnès
22 S Vincent
23 S Barnard
24 S François Sales
25 Conv. S Paul
26 Se Paule
27 Se Angèle
28 S Thomas d'Aquin
29 S Gildas
30 Se Martine
31 Se Marcelle


C'est le premier plaisir des fêtes Calendales, et l'une des traditions les plus vivaces. Le 4 décembre, on sème dans 1 ou 3 soucoupes, quelques grains de blé ou des lentilles que l'on prendra soin d'arroser chaque jour jusqu'à la Chandeleur. En naîtront de jolies touffes vertes, prémices des moissons futures.

Si les grains ont bien germé, on dit que la récolte sera bonne ; si les grains ont pourri, il faudra s'attendre à de tristes moissons !

La plus belle des soucoupes ornera la table de Noël, les autres iront dans la crèche, parmi les rochers et les buissons. Elles seront transplantées après la Chandeleur, aux quatre coins des champs cultivés pour en assurer la fertilité.

L'almanach provençal nous apprend que Ste Barbe vivait au IIIème siècle ; patronne des mineurs et des artificiers, on la fête le 4 Décembre. Ce jour-là, on sème dans plusieurs soucoupes, dans lesquelles on aura auparavant déposé une couche de mousse fraîche, quelques grains de blé et des lentilles arrosés d'un peu d'eau. Pendant les 20 jours qui séparent la Ste Barbe de Noël, et c'est le premier plaisir de cette période, ces graines germeront et formeront de jolies touffes vertes, prémices des moissons futures.

Le 25 décembre, si les grains ont bien germé l'on dit que la récolte sera bonne ; si les grains ont pourri, il faut s'attendre à de tristes moissons !

La plus belle des soucoupes sera placée sur la table de Noël, les autres iront dans la crèche, parmi les rochers et les buissons.

Le 6 janvier, pour fêter l'arrivée des trois Rois Mages, "li tres Réi" , il est une coutume à présent largement répandue qui est celle de "tirer les rois". En Provence, ce n'est pas une galette de pâte feuilletée fourrée de pâte d'amandes amères ou frangipane, mais plutôt une véritable couronne de brioche aromatisée à la fleur d'oranger et garnie de fruits confits d'Apt et décorée de cerises confites et de sucre cristallisé. Ce jour là on peut disposer dans la crèche les trois figurines représentant les rois accompagnés de leur escorte. Il y a tout d'abord Balthazar, roi d'âge mûr aux cheveux mi-longs, représenté debout il est vêtu comme les rois de France et apporte la myrrhe, symbole de connaissance ; vient ensuite Gaspard, le roi maure, jeune et imberbe qui porte turbans et pantalons bouffants et offre de l'encens reconnaissant ainsi le caractère divin de l'enfant nouveau-né ; enfin, le roi Melchior s'approche, il est le plus âgé représenté à genoux avec sa barbe blanche, il tend un coffret d'or à l'enfant roi.

Dans une nouvelle intitulée "Gaspard, Melchior et Balthazar" l'écrivain Michel Tournier a raconté l'histoire émouvante d'un quatrième Roi Mage, Taor de Bangalore, qui venait des Indes mais ne serait parvenu à destination après un douloureux voyage, que pour voir le Christ crucifié sur le Mont Golgotha.

C'est un moment important de la vie familiale en Provence que celui où l'on dispose en famille les santons ou "petits saints" souvent transmis de père en fils, dans la crèche, mot qui désigne la mangeoire qui servit de berceau à Jésus.

L'origine de la crèche provençale remonte à l'Italie du XIIe siècle avant de franchir nos frontières et être adaptée "à la provençale". La Révolution française en interdisant les pratiques religieuses a favorisé leur usage en incitant chaque famille à fêter Noël dans son foyer autour de ces scènes de la Nativité. La crèche authentique est en fait une représentation idéale du village provençal où chacun a sa place y compris les animaux domestiques tout en côtoyant l'étable avec la Sainte Famille, l'âne et le bœuf, l'étoile à queue de comète qui guidera plus tard les rois mages, et les villageois qui viennent leur rendre visite.

Cette belle tradition provençale ne tarda pas à gagner toutes les régions de France. La crèche est démontée et soigneusement rangée le jour de la Chandeleur.





Mais la crèche, c'est avant tout le santon, du provençal "santoun" qui signifie "petit saint".

Tous les santons sont issus d'un moule original représentant de multiples personnages populaires provençaux.

Il fabrique ensuite un moule en plâtre, plus rarement en résine. Le santon est ensuite ébarbé au socle et dans son pourtour avant une deuxième pression à la main sur le moule : on le laisse sécher à l'ombre puis on l'ébarbe à nouveau une fois sec.

Les animaux domestiques sont tous présents également en grand nombre, outre l'âne et le bœuf qui veillent sur l'enfant roi, on trouve aussi les moutons et les chèvres, les chiens, les poules et les chevaux des gardians, le chameau des rois, l'ours du boumian, les pigeons sur le toit en compagnie du coq qui réveille les habitants du village pour aider l'ange Bouffareù avec sa trompette, mais un seul en est à jamais banni : le chat. Associé aux pratiques de sorcellerie il a été interdit de crèche par Saint François d'Assise nous dit la légende. Une autre légende prétend même que pour inaugurer un nouveau four, le santonnier met à cuire un chat d'argile jusqu'à ce qu'il casse. Le mauvais sort est ainsi conjuré.

Outre les cantiques et les Noëls chantés, la messe de minuit et le temps de Noël en général, se caractérisent également par l'usage très répandu des Pastorales. Si elles étaient à l'origine jouées à l'église même, elles sont depuis largement sorties de l'enceinte sacrée des lieux de culte. Véritable mystères au sens du théâtre médiéval, elles évoquent avec des variations suivant leur créateur, la Nativité et la dévotion générale autour de l'Enfant Jésus. Le tout est situé dans un village de Provence où chaque habitant est "mis en scène". Chacun porte le costume traditionnel alors même que les Divins protagonistes sont habillés en costumes antiques.

La première pastorale fut jouée à Toulon le 25 décembre 1333 sous le titre de "La jeunesse de la Vierge et la naissance de Jésus Christ". Depuis, les provençaux ont créé de nombreuses représentations théâtrales de la Nativité. Ecrite en 5 actes, le dialogue, dans la langue de Mistral, y est imagé et volontiers satirique, se moquant gentiment des travers de la population locale. Des personnages truculents y apparaissent régulièrement comme "Pistachié" digne représentant des farces de bateleurs à l'effet comique assuré.

La plus célèbre des pastorales est la pastorale Maurel, connue d'abord sous le nom de pastorale de l'abbé Julien qui l'avait inspiré et qui fut composé par Antoine Maurel en 1844. De nombreuses représentations de cette pastorale sont régulièrement jouées à travers le Vaucluse durant tous les douze jours situés entre Noël et l'Epiphanie et parfois même jusqu'à la Chandeleur. D'autres pastorales réputées sont celles de Bellot, de Moyne de Sarrians, du Théâtre Chave, celle d'Audibert ou celle de l'abbé Thorer. Celle d'Yves Michel de Lagnes est la seule en langue française.

La tradition de célébrer une messe à minuit le 24 décembre remonterait au Ve siècle et le rayonnement provençal de cet office de Noël n'est plus à souligner. Avant la messe proprement dite, a lieu la veillée : c'est un instant de recueillement agrémenté de chants et de musique. Les "Noëls" y sont à l'honneur. Ce terme de "Noël" désigne habituellement un chant ou cantique en langue provençale par lequel les poètes traduisaient à la fois la ferveur religieuse et les traditions locales. Le "Noël" est en effet chanté en forme de dialogue et se prête fort bien aux jeux scéniques retrouvés dans la pastorale : les plus célèbres sont ceux du Vauclusien Nicolas Saboly (1614-1675), dont Frédéric Mistral disait "qu'ils feraient pleurer d'émotion toute une église". Durant cette période il écrivit plus de 80 "Noëls" chantés à deux ou plusieurs voix accompagnés de flûtes, galoubets, fifres et tambourins. les plus anciens étant les "Noëls provençaux" de Notre-Dame des Doms en Avignon écrits entre 1570 et 1610.

Outre les cantiques et les Noëls chantés, le cérémonial de la messe de minuit comporte une animation particulière au moment de l'offrande, le Pastrage : La présentation d'un agneau à la messe de minuit fait partie du rituel. C'est ce que l'on appelle le "Pastrage", qui vient de pâtre : le Berger. Les bergers en longue robe de bure, un cierge à la main, l'un d'eux portant un petit agneau de lait, s'avancent lentement vers le maître-autel, précédés du galoubet et du tambourin. Devant l'autel, l'agneau est offert au prieur qui le prend dans ses bras. Le berger fait le récit du voyage que lui et ses compagnons ont dû faire, à travers collines et vallons, avant leur adoration. D'autres offrandes peuvent avoir lieu : de beaux fruits, des légumes, du poisson, une fougasse..., suivant les villages et suivant les régions, chacun ayant à cœur d'offrir ses meilleurs produits. Tous ces acteurs revêtent le costume de leur profession. C'est donc un cortège hétéroclite et bigarré, mais empreint d'une grande ferveur, qui s'avance alors vers l'autel accompagné de groupes folkloriques.

Certaines messes de minuit comme à Séguret, sont particulièrement belles puisque la Sainte Crèche y est représentée par des personnages vivants qui représentent la Nativité durant tout l'office.

De retour de la messe de minuit où l'on s'est rendu souvent à pied et en famille, on finit en général les desserts restants mais avant tout on dispose l'Enfant Jésus dans la crèche entre ses Saints Parents et sous la protection de l'âne et du bœuf. Traditionnellement c'est le plus jeune des enfants de la famille qui est chargé de cette installation avant la distribution des cadeaux.
 

Le Gros Souper

Le gros souper qui suit la cérémonie du cacho-fio, est en fait un repas maigre qui permet d'attendre l'heure de se rendre à la messe de minuit.

La façon de dresser la table est très réglementée : trois nappes blanches décorées de trois bougies symbolisant le mystère de la Sainte Trinité et de quelques branches de houx à boules rouges pour représenter la Passion du Christ ainsi que deux coupelles contenant le blé de Sainte-Barbe aux extrémités. Le pain calendal marqué de la croix christique et douze plus petits pains sont au centre en souvenir du Christ et des douze Apôtres. Un couvert supplémentaire est toujours prévu pour le pauvre susceptible de se présenter durant la soirée.

Le menu traditionnel est maigre et comporte sept plats qui correspondent aux sept douleurs de la Vierge. Accompagné du vin nouveau, il commence par une salade frisée qui rappelle les cheveux bouclés du Divin Enfant et sera toujours suivi des treize desserts. (suite p.5)

Les légumes dégustés sur la table calendale sont le chou-fleur, le cardon, le céleri, l'artichaut, servis soit à l'huile d'olive pressée, soit en sauce blanche ou encore accompagnés d'une anchoïade, et ont une touche indéniable d'austérité. Tout repas maigre implique la présence de poisson, le plat traditionnel restant la morue séchée en raïto ou l'alose du Rhône à Avignon. Les escargots à l'aïoli sont aussi souvent servis par la maîtresse de maison.

L'austérité du repas est quelque peu oubliée avec le nombre des desserts : ils sont au nombre de treize en l'honneur de Jésus Christ et de ses apôtres. La liste peut varier selon les régions et leurs spécialités et sont souvent préparés par la maîtresse de maison. Elle est composée en principe de fruits frais ramassés dans le jardin et de fruits secs dont la couleur rappelle la robe des ordres mendiants (carmes, franciscains, dominicains, augustins, capucins).

Les treize desserts :
- le nougat blanc et noir,
- la fougasse ou pompe à huile trempée dans un vin cuit,
- les fruits confits,
- les dattes,
- les mandarines,
- les "mendiants" : noix, amandes, figues sèches et noisettes, et puis, du raisin, des pommes, des poires et des pruneaux voire encore des coings et des plaquemines (kakis). Certaines listes comprennent également le "cachat piquant" qui est la plupart du temps composé de restes de fromages de chèvres qui ont été rassemblés dans un bocal d'huile d'olive aromatisée.

Selon les régions, on trouvera également les croquants aux amandes, les pralines, les bugnes ou autres "douceurs" locales. La bûche de Noël est apparue sur la table calendale depuis plusieurs décennies en souvenir de la cérémonie du cacho-fio. Plus tard, au retour de la messe de minuit, afin de se ragaillardir, on dégustera le "sauvo-crestian" (sauve chrétien), des grains de raisins muscats macérés dans l'eau de vie, le ratafia de cerises ou la carthagène (vin préparé à base d'eau de vie) le tout ayant souvent été souvent préparé dans la cave du maître de maison.


Li Calendo

The small Christmas crib figures

By: Christmas carols

In a cardboard box,
The small Christmas crib figures slumber.
The herdsman, the grinder
And the child Jesus the Redeemer.
The Delighted which lives him(it) is always delighted.
Sheeps, cotton
Are tight at the bottom(really)
An evening, then,
The golden star appears
And all the small Christmas crib figures
Leave the cardboard box.
Artlessly, devoutly,
They go to God to carry(wear) their wishes
And their song, is moving
Christmas, merry Christmas,
Joyful Christmas of Provence.
The herdsman as formerly
Show the road to three kings.
And these kings have for following ones,
Camels loaded with presents.
Their coats are very beautiful
Being gilded(bronzed) in the paintbrush.
And they have the chin
Being darkened in the coal.
Early in the morning,
I saw crossing(spending) their train
They dragged their poor feet
On the big cliffs of paper.
Artlessly, devoutly,
They go to God to carry(wear) their wishes
And their song, is moving
Christmas, merry Christmas,
Joyful Christmas of Provence.
In the cowshed of white wood,
It(he) is there divine child.
Enter the ox(beef) the red hair
And the small ass in the sweet eye.
And the vagissant child
Rustle by sleeping.
" The jealous persons, are madmen,
Human beings, please , like each other. "
But in the morning,
Merry Christmas comes to an end
And all the small Christmas crib figures
Get back to the cardboard box.
Artlessly, devoutly,
They will sleep in some cotton,
By dreaming, of sweet songs.
Christmas, merry Christmas,
Joyful Christmas of Provence

Vaucluse - Earth of Provence - Savour, Knowledge, and Traditions
The holidays(name-days) Calendales or Christmas in Vaucluse

December

1 Florence
2 Se Viviane
3 François - Xavier
4 Be bored
5 S Gérald
6 Nicolas
7 Ambroise
8 Imm. Conception
9 Pierre Fourrier
10 S Romaric
11 Daniel
12 CHANTAL'S J.F.
13 Se Lucie
14 Odile
15 Se Ninon
16 Alice
17 S Judicaël
18 S Gatien
19 Urbain
20 Théophile
21 Pierre Canisius
22 Se Françoise-Xav.
23 Armand
24 Watched by Christmas
25 CHRISTMAS
26 Etienne
27 Jean the Apostle
28 Ss Innocents
29 David
30 the Holy family
31 Sylvestre

Li Calendo

In Provence, the Provençal " calendal " term characterizes all Who relates to Christmas, this solemn holiday, at the same moment by its sense(direction) Divine and the human repercussions.

Li Calendo! The calends of Christmas, times blessed among all there Provence! Time of holidays(name-days) for a long time prepared and Profoundly having thought in the respect for the traditions, the fervour and The emotion of the rites.

They dress(take on) a domestic character and spread out of December 4, In the daytime of Ste Barbe on January 6, day of Epiphanie.

During this small about forty, all the Provençal culture saw again(revised). Day-nurseries(cribs), Christmas crib figures, chants, pastoral animate(stimulate) this moving moment when shines the hope of a flourish. Without forgetting, after the midnight mass,  the " big supper " and its 13 desserts!

January

1 New Year's Day
2 S Basile
3 Geneviève
4 S Odilon
5 Edouard
6 Epiphanie
7 Raymond
8 Lucien
9 Baptism of the Christ
10 Guillaume
11 S Paulin
12 Se Tatiana
13 Yvette
14 Se Nina
15 S Remi
16 Marcel
17 Se Roseline
18 Se Prisca
19 Marius
20 Sebastien
21 Agnès
22 Vincent
23 S Barnard
24 François Sales
25 Conv. Paul
26 Paule
27 Angèle
28 Thomas d' Aquin
29 S Gildas
30 Martine
31 Se Marcelle

It is the first pleasure of the holidays(name-days) Calendales, and one of the most long-lived traditions. On December 4, one sows(scatters) in 1 or 3 saucers, some grains of wheat or the lenses when one will take care of spraying every day until the Candlemas. Beautiful green bundles, beginnings of the future harvests will arise from it.

If grains(beads) germinated well, one says that the harvest will be good; if grains(beads) rotted, it will be necessary to expect in sad harvests!
The most beautiful of saucers will decorate the table of Christmas, the others will go to the day-nursery(crib), among cliffs and bushes. They will be transplanted after the Candlemas, in the four corners(places) of fields cultivated to assure(insure) the fertility of it.

The Provençal almanac learns us that Ste Barbe lived in the III-th century; boss of the minors and the artificiers, one celebrates her(it) on December 4. This day, one sows(scatters) in several saucers, in which one will have previously put down(deposited) a fresh(cool) layer of froth, some grains of wheat and lenses sprayed with a little water. During the 20 days which separate Ste Barbe de Noël, and it is the first pleasure of this period, these seeds will germinate and will form beautiful green bundles, beginnings of the future harvests.

On December 25, if grains(beads) germinated well one says that the harvest will be good; if grains(beads) rotted, it is necessary to expect in sad harvests!

The most beautiful of saucers will be placed on the table of Christmas, the others will go to the day-nursery(crib), among cliffs and bushes.

On January 6, to celebrate the arrival of the three Rois-mages, " li tres Réi ", it is a custom at the moment widely spread which is that " to pull(fire) kings ". In Provence, it is not a pancake of puff paste filled with almond paste bitter or almond paste, but rather a real crown of brioche flavored in the flower of orange tree and stocked with Apt's candied fruits and decorated with crystallized cherries and with granulated sugar. This day there one can arrange in the day-nursery(crib) three figurines representing kings accompanied with their escort. There is first of all Balthazar, mature king with hair at the middle - lengths, represented up it(he) is dressed as kings of France and brings the myrrhe, symbol of knowledge; Gaspard, Moorish, young and beardless king comes then who carries(wears) turbans and baggy trousers and offer of the incense recognizing so the divine character of the newborn child; Finally, king Melchior approaches, he is the oldest represented to knees with his white beard, he tightens(stretches out) a golden casket to the child king.

In an entitled short story(piece of news) " Gaspard, Melchior and Balthazar " the writer Michel Tournier told the moving history of fourth King Mage, Taor de Bangalore, who came from India but would have reached destination after a painful journey, that to see the Christ crucified on the Mountain Golgotha.

It is an important moment of the domestic life in Provence where that where one arranges in family Christmas crib figures or " small saints " often passed on from father to son(thread), in the day-nursery(crib), word which indicates(appoints) the feeding dish which served as cradle to Jesus.

The origin of the Provençal day-nursery(crib) goes back up(raises) in Italy of the XII-th century before crossing(exceeding) our borders and being adapted " to the Provençal ". The French Revolution by forbidding the religious practices favored their custom(usage) by inciting every family to celebrate Christmas in its home(foyer) around these scenes of the Christmas. The authentic day-nursery(crib) is in fact an ideal representation of the Provençal village where each has the place including pets while being next(going alongside) to the cowshed with the Holy family, the ass and the ox(beef), star with tail of comet which will drive(guide) later the rois-mages, and the villagers who come to visit them.

This beautiful Provençal tradition did not delay gaining(winning) all the regions of France. The day-nursery(crib) is carefully defused(unsettled) and arranged in the daytime by the Candlemas.





But the day-nursery(crib), it is above all the Christmas crib figure, the Provençal " santoun " that means " small saint ".

All the Christmas crib figures arise from a mould original representative of multiple Provençal popular persons.

It(he) makes then a mould in plaster, more rarely in resin. The Christmas crib figure is then ébarbé in the pedestal and in its circumference before a second pressure in the hand on the mould: one lets him(it,her) dry in the shadow then one the ébarbe again once dry.

Pets are any presents also in big number, besides the ass and the ox(beef) which watch the child over king, one finds also sheeps and goats(tackles), dogs, hens and horses of the herdsmen, camel of kings, bear of the boumian, pigeons on the roof together with the cock which wakes people who live in the village to help the angel Bouffareù with his trumpet, but the only one is ever banished from it for ever: the cat. Associated to the practices of witchcraft were forbidden by day-nursery(crib) by Holy François d' Assise we said the legend. Another legend aspires as to inaugurate a new oven, the santonnier puts cooking a cat of clay until it breaks. The bad lot(fate) is so begged(averted).

Besides chants and sung Christmas, the midnight mass and the time of Christmas generally, are also characterized by the very wide-spread custom(usage) of the Pastoral. If they were originally played the church, they widely went since out of the surrounding wall(speaker) crowned by the places of cult. Real mysteries in the sense(direction) of the medieval theater, they evoke with variations following their creator, Christmas and general worship around the Child Jesus. The whole is situated in a village of Provence where every inhabitant " is staged ". Each carries(wears) the traditional suit even when Divine protagonists are dressed in antique suits.

The pastoral first was played in Toulon on December 25, 1333 under the title " The youth of the Virgo and the birth of Jesus Christ ". Since, the Provençal created numerous theatre performances of the Christmas. Written in 5 acts, the dialogue, in the language of Mistral, is there full of imagery and gladly satiric, laughing friendly at faults of the local population. Truculents persons appear to it regularly as deserving " Pistachié " representing farces of tumblers to the assured(insured) comic effect.

The most famous of the pastoral is pastoral Maurel, known at first under the name of pastoral of the abbot Julien who had inspired him(it) and who consisted by Antoine Maurel in 1844. Numerous representations of this pastoral are regularly played through Vaucluse for every twelve days situated between Christmas and Epiphanie and sometimes even until the Candlemas. The others pastoral considered(renowned) are those of Bellot, Moyne de Sarrians, the Theater Chave, that of Audibert or that of the abbot Thorer. That of Yves Michel de Lagnes is the only one in French language.

The tradition to celebrate a mass at midnight 24 in December would go back up(raise) to Ve century and the Provençal brilliance of this office of Christmas is not to underline any more. Before the cleanly said mass, takes place the evening: it is a moment of meditation decorated with songs and with music. The "Christmas" are there for the honor. This term of "Christmas" usually indicates(appoints) a song or chant in Provençal language by which the poets translated at the same moment the religious fervour and the local traditions. The "Christmas" is indeed sung in shape of dialogue and gives itself very well to the scenic games found in the pastoral: the most famous are those of the Vauclusien Nicolas Saboly ( 1614-1675 ), about whom(which) Frédéric Mistral said " that they would make lament for emotion a whole church ". During this period he wrote more than 80 "Christmas" sung for two or several voices(votes) accompanied with flutes, galoubets, fifes and tambourines. The most former(ancient) being " Provençal Christmas " of Our Lady of the Doms in Avignon papers between 1570 and 1610.

Besides chants and sung Christmas, the ceremonial of the midnight mass contains a particular animation at the time of the offering, the Pastrage: The presentation of a lamb in the midnight mass is a part of the rite. It is what one calls " Pastrage ", which comes of pâtre: the Herdsman. The herdsmen in long dress of frieze, a wax candle in the hand, one of them carrying(wearing) a small lamb of milk, advance(move) slowly on the high altar, preceded by the galoubet and by the tambourine. In front of the altar, the lamb is offered to the prior who embraces him(it). The herdsman makes(does) the story of the journey which he and his companions should make(do), through hills and valleys, before their worship. The other offerings can take place: beautiful fruits, vegetables, fish, fougasse ..., following villages and following regions, each having in heart to offer its best products. All these actors dress(take on) the suit of their profession. It is so the heterogeneous and colorful procession, but printed by a big fervour, that advances(moves) then on the altar accompanied with traditional groups.

Certain midnight masses as to Séguret, are particularly beautiful because the Holy Day-nursery(crib) is represented to it by alive persons who represent the Christmas during all the office.

Of return of the midnight mass where one went(surrendered) often on foot and to family, one finishes generally the remaining desserts but above all one arranges the Child Jesus in the day-nursery(crib) among his(her) Holy Relatives(parents) and under the protection of the ass and the ox(beef). Traditionally it is the youngest of the children of the family which is loaded with this installation before the distribution of presents.


The Big Supper

The big supper which follows the ceremony of the cacho-fio, is in fact a light meal which allows to wait for the hour to go(surrender) to the midnight mass.
The way of raising(drawing up) the table is very regulated: three white tablecloths decorated with three candles symbolizing the mystery of the Holy Trinity and some branches of holly with red balls to represent the Passion of the Christ as well as two small dishes containing the wheat of Saint - beard in the extremities. The calendal bread marked with the and Christlike cross twelve more bread rolls are in the centre in memory of the Christ and twelve Apostles. A supplementary place setting is always foreseen for the poor man susceptible to appear during evening.
The traditional menu is thin and contains seven flats(dishes) which correspond to the seven pains of the Virgo. Accompanied with some new wine, it(he) begins with a curled salad which calls back(reminds) the curly hair of Divine Child and will be always followed by some thirteen desserts. (Continuation(suite) p. 5)

Vegetables sampled on the calendale table are the cauliflower, the cardoon, the celery, the artichoke, been of use either to the pressing olive oil, or in roux or still accompanied with an anchoïade, and have an unmistakable touch of austerity. Any light meal implies the presence of fish, the remaining traditional flat(dish) the dried cod in raïto or the alose of the Rhone in Avignon. Snails in the aïoli are also often served by the hostess.

The austerity of the meal is a little forgotten with the number of the desserts: they are among thirteen in honour of Jesus Christ and of his apostles. The list can vary according to regions and their specialities and are often prepared by the hostess. She(it) consists as a rule of fruits freshly collected in the garden and dried fruits the colour of which calls back(reminds) the dress of begging orders (Carmelites, Franciscans, Dominicans, augustins, Capuchin friars(capuchins)).

The thirteen desserts:
- The white and black nougat,
- The fougasse or the pump with oil dipped into a liqueur wine,
- Candied fruits,
- Dates,
- Mandarins,
- The "beggars": nuts, almonds(kernels), dry figs and hazelnuts, and then, the grape, the apples, the pears and the prunes even even quinces and plaquemines (khaki((persimmons)). Certain lists also include " cachat falling " which(who) is most of the time consisted of rests of goat's milk cheeses which were collected in a jar of flavored olive oil.

According to regions, one will also find the crisp in almonds(kernels), bonbons, bugnes or the other local "sweetnesses". The yule log appeared on the calendale table for several decades in memory of the ceremony of the cacho-fio. Later, on the return to the midnight mass, to cheer up, one will sample the " sauvo-crestian " (saves Christian), grapes muscatel wines wallowed in the water of life, the ratafia of cherries or the carthagène (wine prepared for base of water of life) the whole often having been often prepared in the cellar of the host

Li Calendo