| LES DRAPEAUX TOULOUSAINS : |
Les armes de Toulouse
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De gueules à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or, montée sur une
hampe du même posée en pal, adextrée(1) d'un château donjonné de trois tours et senestrée d'une basilique de trois clochers, le tout d'argent maçonné de sable, à l'agneau pascal aussi d'argent,
la tête nimbée et contournée, brochant sur le tout ; au chef cousu d'azur semé
de fleurs de lys d'or.
La croix représentée est celle du Languedoc. L'agneau chrétien aurait été à l'origine un
bélier. Cet animal, symbole de la force, serait le signe premier de la ville et
remonterait à l'époque romaine. Le monument à dextre évoque le Château
narbonnais, demeure des comtes de Toulouse, celui à senestre la basilique Saint-Sernin avec les trois tours qu'elle aurait dû avoir. Le chef de France ancien s'explique par l'héritage du comté de Toulouse au bénéfice de Philippe III le Hardi, roi de France, qui visita la ville en 1272
(1) Dextre : droite. En héraldisme, la droite est celle de celui qui
tient l'écusson. Même chose pour la gauche (senestre).
La croix du Languedoc
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En termes héraldiques, la croix de Toulouse, ou croix du Languedoc ou croix Occitane, est
une croix grecque à branches égales rectilignes, « cléchée » et « pommetée
» d'or, dont les extrémités sont triplement bouletées et perlées.
Elle apparaît avec le sceau de Raymond VI en 1211 et sera toujours utilisée ensuite
par le comte de Toulouse. Elle s'imposera dans tout le domaine toulousain au
début du XIIIe siècle et figurera, dès lors, les armes de la ville de Toulouse
puis celle du Languedoc, du XIVe au XVIIIe siècle.
Plusieurs hypothèses existent sur ses origines qui ont fait l'objet de nombreuses
interprétations symboliques. Au début, une simple roue solaire à douze rayons,
chacun bouleté à son extrémité, symbolisant les douze maisons du zodiaque (croix
de Saint-Michel-de-Lanes dans le Lauragais). Aux XIIe et XIIIe siècles, les
clercs voyaient, dans cette figuration, le Christ crucifié entouré de ses douze
apôtres. Elle a été également appelée croix cathare dans la mesure où elle
s'opposait à la croix latine rejetée par les cathares.
Enfin, elle semble matérialiser l'itinéraire des Wisigoths des rives de la mer Noire à
Toulouse par les Balkans, l'Italie et l'Espagne... Il en existe de semblables
dans le Midi de la France à Venasque et Forcalquier en Provence, en Catalogne
espagnole, cloître de Santa-Maria-de-l'Estany, en Italie du Nord (à Pise et à
Venise).
Tombée en désuétude, marquant trop la particularité régionale face au parisianisme triomphant, il faut
attendre que Dominique Baudis, d'abord au Conseil Régional puis à la Mairie de
Toulouse, réhabilite la Croix du Languedoc et la pose, telle une marque, une
enseigne, sur ce qui est fait dans la région (panneaux d'annonces, ouvrages
architecturaux, publications régionales etc.).

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Bibliographie :
- Le dictionnaire de la Catinou par Charles Mouly - Editions Loubatières.
- Les mots de Toulouse par B. Moreux et R. Razou - Presses Universitaires du Mirail.
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